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16 avril 2015

Burkina Faso : Une production record de 1,17 Millions d’onces d’or en 2014

16 avril 2015

Ouagadougou, Burkina Faso, 16/04/2015 (Burkina-Emine) – Le Conseil des Ministres tenu en séance ordinaire du 1er Avril 2015 a adopté au titre du Ministère des Mines et de l’Energie (MME) deux rapports respectivement sur la situation du secteur minier et la situation de déficit de l’offre d’électricité.

Rapport N°1 : Situation du secteur minier national

Le rapport sur l’état du secteur minier burkinabè et ses perspectives met en exergue un secteur minier dynamique et productif.

Production Aurifère

Avec une production aurifère record de 36,503 tonnes d’or métal (soit 1,17 Millions d’onces Au) en 2014 contre 32,527 tonnes en 2013, soit un taux d’accroissement de 12%, le Burkina Faso reste le quatrième  producteur d’or en Afrique (après l’Afrique du Sud, le Ghana et le Mali) et dispose d’un fort potentiel pour accroître sa production.

La production aurifère provient des Sept (7) mines industrielles que compte le pays telle que présentée dans le tableau ci-après (Compilation de Burkina-Emine à partir des informations publiées par les sociétés concernées) et marginalement des « mines à petite échelle » (exploitations traditionnelles et semi-mécanisées).

CaptureFR

 

Production de Zinc et Plomb

A la date du 31 décembre 2014, le Burkina Faso avait exporté 143 944 tonnes métriques de concentré de zinc et produit 3 803,74 tonnes de concentré de plomb.

Ces productions proviennent de l’unique mine du pays, la mine de Zinc de Perkoa du géant Glencore.

Exploration et développement

Le pays compte neuf cent quatre-vingt-six (986) autorisations et titres miniers valides dont 668 permis de recherche valides incluant de nombreux projets avancés (Voir carte).

La transition politique a aussi montré la capacité du pays à respecter ses engagements vis-à-vis des investisseurs miniers en octroyant cinq (05) permis d’exploitation de mines industrielles d’or en Janvier 2015.

Mines et projets miniers au stade avancé au Burkina Faso (2014)

Mines et projets miniers au stade avancé au Burkina Faso (2014)

 

Contribution au Budget de l’Etat

Le rapport fait ressortir une forte incidence de la chute du cours moyen de l’or sur le marché international allant de 1 477 dollars l’once en 2013 à 1 230 dollars l’once au 13 février 2015, entrainant une baisse de la contribution des recettes minières au budget de l’Etat burkinabè qui est passée de 191,408 milliards de francs CFA  en 2013 (382,052 millions de dollars) à 168,483 milliards de francs CFA (336,293 millions de dollars), soit un manque à gagner de 12%.

La détérioration du climat social autour des projets miniers suite à des conflits d’intérêt entre les communautés locales et les compagnies minières va considérablement retarder l’entrée en production de deux mines.

 

 

Challenges et Perspectives

Un secteur minier plus performant permettra au Burkina Faso d’accroître sa production. Mais le bénéfice d’un secteur minier performant ne se limite pas à la contribution au budget de l’Etat. C’est un challenge qui se joue à l’interne comme à l’international.

Sur le plan national, un « secteur minier performant » est celui qui prendra véritablement en compte les défis socio-économiques connexes à l’activité minière tels que les questions des communautés, les questions des sites d’orpaillage illégaux source de destruction de l’environnement, de déscolarisation, de migration, d’abandon de l’agriculture, de dépravation des mœurs de la jeunesse.  Cette dynamique englobe l’après-mine avec la prise en compte d’actions visant la fixation des jeunes dans leur terroir avec des projets viables, la création d’emplois locaux, le désenclavement, l’accès aux marchés des sociétés minières par les commerçants locaux, la formation, etc….

Au plan international, les investisseurs attendront de voir la capacité des burkinabè à surpasser leurs différences pour l’intérêt supérieur de la nation.

Sur ce plan, les défis ne manqueront pas et les plus pressants sont :

–       La tenue d’« élections libres, transparentes, équitables et justes ».

–       La résolution des conflits entre les sociétés minières et les populations riveraines

–       La révision du Code Minier et de la règlementation minière qui doit en découler

–       L’amélioration du cadre de l’investissement

–       La question de l’orpaillage illégal

Le Conseil dit avoir «  instruit les ministres concernés à prendre les mesures idoines pour réduire les conflits et améliorer la production minière en vue de sa contribution au développement économique et social du Burkina Faso ».

Le Burkina Faso peut néanmoins compter sur la qualité de son sous-sol. Le lancement des travaux de construction de la mine d’or de Yaramoko avec ses excellentes teneurs aurifères, l’augmentation des réserves de SEMAFO à la mine de Mana/Siou et sa récente acquisition de la société Orbis Gold, l’accroissement de la capacité de production de la Mine d’or de Essakane, le lancement d’un projet de construction d’une Ecole des Métiers de la Mine au Burkina Faso par la Chambre des Mines en partenariat avec la Chambre du Commerce et d’Industrie sont autant de signes d’un dynamisme  insufflé au secteur minier burkinabè.

Burkina-Emine compte bien jouer sa partition dans cette « success story ».

 

Rapport N°2 : Déficit de l’offre d’électricité

Extrait du Communiqué du Conseil des Ministres :
« Le second rapport est relatif aux mesures pour juguler le déficit de puissance de l’offre d’électricité par rapport à la demande pour la période allant de mars à juin 2015.
Ces mesures consistent à négocier une réduction ou un effacement de consommation d’énergie avec les clients disposant de sources d’autoproduction aux heures de pointes pendant la période chaude, à instituer des mesures d’utilisation rationnelle de l’électricité dans les bâtiments de l’Administration publique et à négocier des quantités d’énergie supplémentaire avec la partie ivoirienne.
Le Conseil a instruit les ministres concernés à prendre les dispositions idoines pour la mise en œuvre effective des mesures envisagées, en vue de réduire l’ampleur du délestage aux conséquences néfastes pour l’économie nationale
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16 avril 2015

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